Lambil, de son vrai nom Willy Lambillotte, est un scénariste et dessinateur de bande dessinée belge né à Tamines en mai 1936.
Après des études à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, Lambil entre aux éditions Dupuis comme lettreur. Il est alors âgé de 16 ans et apprend le métier sur le tas en effectuant de la mise en pages, des modifications de bandes dessinées, des petites animations ou des illustrations pour les magazines de la maison, tels que « Les Bonnes Soirées ». Pour le même magazine, le dessinateur produit quelques épisodes des « Belles Histoires de l’Oncle Paul », scénarisés par Octave Joly.
En 1959, il crée avec Henri Gillain la série « Sandy et Hoppy ». Cette série semi-réaliste se déroule en Australie et raconte les aventures d’un jeune garçon, Sandy, et de son kangourou Hoppy. Après le premier épisode, Gillain abandonne la série, dont Lambil devient alors le seul auteur. Sans jamais avoir visité l’Australie, il montre une authenticité de plus en plus affirmée grâce à la documentation rassemblée. Au final,  « Sandy et Hoppy » est publié dans « Le Journal de Spirou » de 1959 à 1974 ; Lambil en réalisera 25 grands épisodes.
En 1972, à la suite du décès prématuré de Louis Salvérius (dit Salvé, un dessinateur originaire de Ghlin), Lambil devient le dessinateur de la série « Les Tuniques bleues », lancée en 1968 et scénarisée par le jeune Raoul Cauvin. Il se trouve ainsi en charge de la destinée graphique des truculents héros Blutch et Chesterfield, chevauchant dans un milieu dont il ignore presque tout ! Que cela ne tienne : Lambil va se documenter et montrer une ténacité extrême pour réussir la gageure proposée. Son implication dans « Les Tuniques bleues » l’oblige à mettre un terme aux aventures de Sandy.
Dans le cadre de « Spirou », Lambil et Cauvin esquissent en 1973 un personnage parodique et quasiment autobiographique : « Pauvre Lampil ». Le succès les contraint à en faire un début de série, qui dépeint la vie quotidienne d’un dessinateur de BD à qui il arrive tous les malheurs et de son entourage. Nombre d’anecdotes y sont plus qu’authentiques !
Le malchanceux Lampil disparaîtra toutefois en 1995, après 7 albums, étouffé par la demande croissante de nouveaux épisodes des « Tuniques Bleues » et leur immense succès : plus de 15.000.000 d’exemplaires vendus ! La force du dessinateur : il a progressivement réussi à faire glisser la série vers un dessin hybride, à la croisée de l’humoristique et du réaliste. Ses représentations animalières, notamment, sont des plus remarquables.
Quasiment enchaîné à sa table à dessin depuis 40 ans, Lambil a longtemps été un des dessinateurs les plus productifs de l’hebdomadaire, réalisant près d’une centaine de planches par an. « Comme je travaille chez moi, je suis un paresseux culpabilisé. C’est pour ça que je travaille tous les jours. Le dimanche, je fais mes corrections. L’usine où je travaille, en fait, c’est ma maison ! »
Willy Lambil a reçu plusieurs récompenses dont le Grand Prix Saint-Michel 2006 et le Grand Prix du Festival BD d’Anzin-Saint-Aubin 2013 pour l’ensemble de son œuvre.
En 2016, Lambil nous fera l’honneur de parrainer la section BD du salon. Il collaborera également avec notre association pour la publication de l’ouvrage « Des joyaux à découvrir : les châteaux de Ghlin » (sortie prévue le 15/09/2016).
Pour plus d’informations sur Lambil, rendez-vous sur le site des Tuniques Bleues : www.lestuniquesbleues.com.

Pin It on Pinterest

X
X